Première dame, un «second rôle» pour Valérie Trierweiler
Mots clés : François Hollande, Valérie Trierweiler
Par Laura Raim Mis à jour le 06/05/2012 à 22:08 | publié le 03/05/2012 à 20:44 Réactions (433)

Valérie Trierweiler, le 6 mai, à Tulle. Crédits photo : FRED DUFOUR/AFP
PORTRAIT – La journaliste politique, compagne du président élu François Hollande, hésite entre une posture à la Bernadette Chirac et à la Danielle Mitterrand. Portrait d’une fausse discrète.
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«Je ne cherche pas la notoriété», affirmait encore jeudi Valérie Trierweiler, qui aura désormais du mal à y échapper. Quel sera le style de la nouvelle première dame? Celle qui répétait «ne pas savoir ce qui va se passer dimanche» a quand même songé à la question. Dans un entretien à Elle, la journaliste de 47 ans a confié récemment hésiter entre une posture à la Bernadette Chirac et à la Danielle Mitterrand, soit entre «le dévouement et l’engagement». Quant à Carla Bruni, «comme première dame, elle a fait comme elle a pu. C’est quelque chose d’assez compliqué», lui accorde Valérie Trierweiler, qui estime néanmoins que «première dame, c’est un second rôle».
En tout cas, elle a pris quelques résolutions: «Je continuerai à travailler. Tout simplement parce que j’ai besoin de gagner ma vie. J’élève mes trois enfants et je ne suis pas rentière, déclare-t-elle en avril à Libération. Je ne veux pas vivre aux frais de l’État.»
Un principe qui ne surprend guère au regard de son parcours. La jeune et ambitieuse angevine d’origine modeste débarque à Paris à 20 ans. Munie de son DESS en sciences politiques, elle est recrutée en 1988 par l’hebdomadaire Profession politique. Deux ans plus tard, la journaliste jugée brillante et sympathique par ses confrères est débauchée par Paris Match, où elle rencontre le secrétaire de rédaction Denis Trierweiler, qu’elle épouse quelques années plus tard en deuxième noces et dont elle a trois fils.
Alors qu’elle suit pour le magazine le Parti socialiste, elle se lie d’amitié avec François Hollande. Ce serait à l’été 2005 que la relation entre l’homme politique et la journaliste aurait pris un tour «sentimental», raconte Serge Raffy dans sa biographie Hollande secret. À l’époque, le député de Corrèze est encore officiellement avec Ségolène Royal. L’idylle ne passe pas inaperçue à Paris Match et oblige à quelques réajustements au sein de la rédaction: fin 2005, Alain Genestar, alors directeur de l’hebdomadaire, demande à Valérie Trierweiler d’arrêter de suivre le PS pour se consacrer à l’UMP. En 2007, elle change complètement de service et passe aux pages culture. Mais sa rubrique de cœur lui manque et elle rejoint par ailleurs la même année Direct 8, où elle anime une fois par semaine avec Mikaël Guedj Politiquement parlant.










